Dans son dernier livre Ostéoporose, Mythe ou réalité ?, le Dr Jean-Pierre Poinsignon, rhumatologue à Grenoble, nous alerte sur le sur-diagnostic de l’ostéoporose. D'après lui, de nombreuses femmes consommeraient un médicament… pour rien. Et si vous voulez vous prémunir de ce risque, rendez vous d'urgence chez votre naturopathe...

L’ostéoporose serait-elle une maladie plus rare qu’on ne veut nous le faire croire ?

Dr. J.-P. P. : Il y a quelques dizaines d’années, on parlait de « fracture ostéoporotique » uniquement devant un constat de fracture. Aujourd’hui, le terme d’ostéoporose est passé du statut de maladie à une notion de risque fracturaire. Les médecins ont appris à reconnaître une maladie osseuse mais on leur a fait confondre ce risque potentiel avec une pathologie inventée par un appareil : le densitomètre.

Ce test pratiqué chez les femmes après 50 ans n’est donc pas fiable ? Que mesure-t-il exactement ?

Dr. J.-P. P. : Le densitomètre donne un très mauvais reflet de la solidité osseuse. La machine fait l’amalgame entre fragilité osseuse et quantité de calcium présent dans la portion osseuse examinée. Or, l’os humain n’est pas un vulgaire morceau de craie. Pour évaluer la solidité osseuse, il faudrait prendre en compte d’autres paramètres, comme la structure collagénique qui joue un rôle élastique, la microarchitecture de l’os ou la biotenségrité* fascia-musculo- squelettique de l’appareil locomoteur. Une présence trop élevée de calcium sur l’os ne fait que le rendre plus dur et donc plus fragile. Cette machine sert donc à fabriquer des « malades », alors qu’elle avait été conçue au départ comme un instrument épidémiologique de simples mesures en vue d’études des populations.

Nous hébergeons dans notre tube digestif environ 100.000 milliards de micro-organismes qui constituent notre microbiote (anciennement appelé flore intestinale). Ce microbiote est composé de levures, de parasites et autres bactéries « amies » qui jouent un rôle important pour notre équilibre et notre bien–être.

Le rôle du microbiote sur notre santé, lorsqu’il est équilibré, est multiple. Barrière immunitaire, la flore intestinale stimule entre autre la maturation des plaques de Peyer, et augmente la production d’immunoglobulines (igA, igG et igM), produit des antibiotiques naturels et des vitamines, participe à la digestion et à l’assimilation des nutriments, dégrade les hormones naturelles. L’interaction bidirectionnelle microbiote-intestin-cerveau est aujourd’hui clairement établie, du système nerveux central vers le système nerveux entérique via le système parasympathique (nerf vague) et du système nerveux entérique vers le système nerveux central via le système sympathique. 

Une bonne nouvelle pour la naturopathie, le développement de la prévention santé, et pour vous tous qui venez nous voir en consultation. Affaire à suivre...

Communiqué de la fédération française des écoles de naturopathie : "Le titre de « Conseiller ou Conseillère en Naturopathie » a été enregistré au Répertoire National de Certifications Professionnelles (RNCP) le 21 avril dernier, suite à la présentation d’une demande par le CFPPA de Hyères-les-Palmiers (83). Cet établissement public, centre de formation professionnelle et de promotion agricoles, propose une formation en présentiel de 650 heures qui s’appuie sur la prévention et l’hygiène vitale. Le travail qui a été fait par l’équipe pédagogique de ce centre a permis ce premier pas vers une reconnaissance de la naturopathie par l’un des services de l’Etat, et nous les en félicitons. C’est un début et nous savons que le chemin qui reste à parcourir nous demandera beaucoup d’énergie.

De belles rencontres naturo avec les Rosnéen(nes)

lors de la Journée Bien être du 31 mai. Merci à vous...

Avec le retour des beaux jours, c’est le moment de penser à sa vitamine D ! Comment s’y prendre pour optimiser la synthèse de cette vitamine sans risquer le coup de soleil ?

Dans une nouvelle étude parue dans la revue Science of the Total Environment, une équipe de chercheurs espagnols a estimé la durée d’exposition au soleil nécessaire pour obtenir les doses quotidiennes recommandées de vitamine D (1 000 UI) sans prendre de risque pour sa santé. Alors qu’au printemps et en été, 10 à 20 minutes par jour pourraient suffire, il faudrait presque 2 heures d’exposition pendant les mois d’hiver. Le rayonnement solaire ultraviolet contribue au développement d’érythème solaire (coups de soleil), du cancer et du vieillissement de la peau mais il présente également des bénéfices en réduisant la pression artérielle, en permettant la synthèse de vitamine D et en améliorant le traitement de plusieurs maladies (allergies, asthme, myopie, l'eczéma ou encore sclérose en plaques).

Le saviez-vous

Des noix pour le coeur

Grignotez des noix de Grenoble, de macadamia, ou des amandes : une poignée par jour de ces oléagineux a plus d’effets bénéfiques pour votre cœur que tous les légumes du monde (et en plus, cela ne fait même pas grossir !)

Une algue pour notre estomac

Le lithothamne est une petite algue rouge bien connue des jardiniers, car elle corrige l'acidité excessive des terres. Pour l'homme, c'est une très bonne source de magnésium, de calcium et de nombreux oligoéléments. Sa composition entraine ainsi un effet alcalinisant sur l'estomac. C'est pourquoi cette algue est souvent utilisée en naturopathie pour soulager les aigreurs d'estomac. 

Lire un chapitre par jour allonge l’espérance de vie

Une étude récemment publiée dans la revue Social Sciences & Medecine devrait faire plaisir à tous les férus de lecture : lire 30 minutes par jour allongerait l’espérance de vie d’environ 2 ans ! Lire avec attention améliore les fonctions cognitives : enrichissement du vocabulaire et développement de la concentration, stimulation du sens critique, meilleur raisonnement et empathie. Si l’étude met en avant les livres, le support (papier, tablette digitale, livre audio…) ne semble pas avoir d’incidence particulière.