Si le printemps et ses floraisons traduisent un renouveau de la nature, cela s'accompagne malheureusement aussi de multiples dispersions agressives pour les personnes sensibles. Les pollens qui se répandent dans l'atmosphère peuvent constituer de redoutables substances allergènes. En vingt ans, les allergies respiratoires ont presque doublé. Aujourd’hui, ce sont près de 15 millions de Français sont touchés par cette maladie, fluctuant au gré des saisons. 

Les facteurs favorisants les crises allergiques
Parmi les différentes manifestations allergiques (rhume des foins, asthme ou eczéma), nombre d'entre elles sont liées à l'environnement végétal. Cependant, d’'autres facteurs, comme le stress et la fatigue, peuvent aussi favoriser la survenue d'une allergie. Un certain nombre d'infections, et notamment virales (on pense bien sûr au Covid 19), peuvent, lorsqu'elles coexistent avec une forte période de pollinisation, entraîner une sensibilisa­tion accrue aux pollens parce qu'elles dérèglent les mécanismes de la régula­tion immunologique. Cela s’explique en partie par les modifications de notre mode de vie et de l'influence de plus en plus prépondérante des facteurs environnementaux, tels que la pollution atmosphérique (particules fines, diesel, benzène, etc.) ou l'utilisation excessive d’additifs alimentaires. Les scientifiques mettent aussi en cause la « malbouffe » qui sensibilise le système immunitaire et conduit à un état global d’allergie, qu’elle soit respiratoire, cutanée ou digestive.

Devant le caractère très personnalisé des allergies, les médecines natu­relles trouvent un terrain d'élection. Votre naturopathe peut vous conseiller rapidement, n'hésitez pas à le contacter avant que votre système immunitaire ne flambe. Quelques pistes à explorer : 

Gemmothérapie

Fagus sylvatica (les bourgeons du hêtre) ont une action analogue à un anti­histaminique, mais sans l'accoutumance, la somnolence ni encore moins l'épuisement.

Betula pubescens (les bourgeons de bouleau) ont une action anti-histaminique assez comparable, mais plus marqué sur les bronches et l'asthme.

Sans oublier Ribes nigrum (les bourgeons de cassis) qui ont un tropisme antiinflammatoire (à ne pas utiliser sans l'avis du thérapeute). 

La tisane anti-allergies
On l'a vu, les formes et les causes d’allergies sont multiples et il en est de même pour les traitements. Cependant, cette tisane concoctée par le docteur Jean Pierre Willem, donne en général d’excellents résultats :
80 g Chardon-Marie + 10 g genêt à balais + 30 g saponaire + 30 g hysope.

L'aromathérapie

Là aussi, les huiles essentielles peuvent être très intéressantes. Ne pas s'automédiquer soi-même mais demander conseils quant au choix de l'huile essentielle, à sa posologie et à son mode d'absorption.

Parmi mes préférées, deux HE anti-allergiques : Estragon et Camomille noble.

Et puis il y a l'homeopathie qui cible au millimètre près le traitement qu'il vous faut. N'hésitez pas à consulter pour en savoir plus. 

 

Le saviez-vous

Des noix pour le coeur

Grignotez des noix de Grenoble, de macadamia, ou des amandes : une poignée par jour de ces oléagineux a plus d’effets bénéfiques pour votre cœur que tous les légumes du monde (et en plus, cela ne fait même pas grossir !)

La plante des pulsions sucrées

Le gymnema sylvestre est une plante grimpante des fôrets de l'Inde. Ses feuilles, lorsqu'on les mâche, inhibent le goût du sucré. La médecine ancestrale ayurvédique l'utilise pour tous les problèmes liés à l'excès de sucre. En effet, elle stimule la production d'insuline et ralentit l'absorption du sucre au niveau intestinal. Très puissante, elle doit être utilisée sous le contrôle d'un thérapeute, notamment en cas de diabète.

La vitamine C protège bien des maladies cardiaques

Un régime riche en vitamine C, faisant la part belle aux fruits et légumes, permet d’abaisser le risque de mor - talité cardiovasculaire de 70 % ! C’est la conclusion d’une étude espagnole qui a décortiqué les habitudes alimentaires de 13 421 personnes pendant onze ans. Les chercheurs se sont assurés que ce bénéfice est bien lié à la vitamine elle-même et non aux fibres dont les produits végétaux sont également riches. L’effet protecteur se manifeste pour des apports d’au moins 320 mg par jour.

Martín-Calvo N, Martínez-González MA. Vitamin C Intake is Inversely Associated with Cardio - vascular Mortality in a Cohort of Spanish Graduates: the SUN Project. Nutrients. 2017 Aug