On a longtemps pensé que les cellules du cerveau, contrairement à celles des autres organes, ne pouvaient pas se régénérer. Mais des chercheurs ont récemment découvert qu’il existait des cellules souches capables de se transformer en n’importe quel type de cellule… De quoi s’imaginer pouvoir produire un jour de nouveaux neurones à volonté pour « rajeunir » le cerveau et traiter les maladies dégénératives type Parkinson, Huntington ou Alzheimer !Résultat de recherche d'images pour "cerveau jeune neuroplasticité"

Nous en sommes évidemment très loin. Mais certains chercheurs tentent actuellement d’obtenir, à partir de cellules souches prélevées sur des embryons, de nouveaux neurones qui pourraient être implantés au niveau des zones cérébrales malades. Autre essai concret : des cellules souches saines ont été prélevées dans le cerveau de patients parkinsoniens, puis mises en culture. Elles se sont multipliées et différenciées en neurones ; certaines d’entre elles ont sécrété de la dopamine, une hormone dont le déficit est précisé- ment à l’origine du syndrome de Parkinson. Ces cellules ont alors été injectées dans le cerveau des patients, avec des résultats encourageants.

Pour en savoir plus : Norman Doidge, Guérir grâce à la neuroplasticité, Belfond 2016

Une raison de plus pour chouchouter votre ami à quatre pattes : il augmente l’espérance de vie, selon une très sérieuse étude suédoise, publiée dans Scientific Reports. L'expérience a été menée pendant 12 ans sur plus de 3,4 millions d’adultes. Les chercheurs ont découvert que les propriétaires de chien ont trois fois moins de risque de mourir prématurément toutes causes confondues que les autres, notamment de maladies cardiaques. Mais une autre explication est plus étonnante : les propriétaires de chien ont un meilleur microbiote ! Un chien véhicule des bactéries, dont certaines boostent le système immunitaire. Les chercheurs ont estimé qu’un chien à la maison dope les populations de 56 espèces bénéfiques différentes. Mieux que le chat (24) ! Enfin, avoir un chien minimise l’exposition au stress, surtout chez les personnes seules, en réduisant les niveaux de l’hormone du stress, le cortisol, et en augmentant celui de l’ocytocine, l’hormone du bien-être.

Tove Fall et al., Dog ownership and the risk of cardiovascular disease and death – a nationwide cohort study. Scientific Repo

Selon une récente étude canadienne, les personnes qui commencent le sport tard dans leur vie peuvent atténuer les rides sur le visage, les pattes d’oie, les relâchements cutanés. Le sport combat les changements qui se produisent avec l’âge dans les couches à la surface de la peau. Après environ 40 ans, la plupart des gens connaissent un épaississement de la couche supérieure de leur peau, le stratum corneum. Pendant ce temps, la couche qui se trouve juste sous la surface, appelée le derme, commence au contraire à mincir. Elle perd de l’élasticité et des cellules. Cela donne à la peau un aspect plus translucide et relâché. Mais ces nouvelles découvertes montrent que le phénomène peut être neutralisé et même inversé. Elles ont prouvé que les personnes de plus de 40 ans qui font au moins trois heures de sport modéré ou intensif par semaine ont un stratum corneum plus fin et plus lisse, et un derme plus épais et plus élastique. Les chercheurs soupçonnent un lien avec les myokines, des substances fabriquées par les muscles en activité. Ils ont constaté des niveaux très élevés, dans la peau des personnes qui avaient fait du sport (+ 50 %). Ces substances pourraient entraîner les changements de structure dans la peau. Une bonne nouvelle, non ? Alors, à vos baskets…Sources : American Medical Society for Sports Medicine et journal de la médecine anti-âge (janvier 2017)

 

Dans son dernier livre Ostéoporose, Mythe ou réalité ?, le Dr Jean-Pierre Poinsignon, rhumatologue à Grenoble, nous alerte sur le sur-diagnostic de l’ostéoporose. D'après lui, de nombreuses femmes consommeraient un médicament… pour rien.

L’ostéoporose serait-elle une maladie plus rare qu’on ne veut nous le faire croire ?

Dr. J.-P. P. : Il y a quelques dizaines d’années, on parlait de « fracture ostéoporotique » uniquement devant un constat de fracture. Aujourd’hui, le terme d’ostéoporose est passé du statut de maladie à une notion de risque fracturaire. Les médecins ont appris à reconnaître une maladie osseuse mais on leur a fait confondre ce risque potentiel avec une pathologie inventée par un appareil : le densitomètre.

Ce test pratiqué chez les femmes après 50 ans n’est donc pas fiable ? Que mesure-t-il exactement ?

Dr. J.-P. P. : Le densitomètre donne un très mauvais reflet de la solidité osseuse. La machine fait l’amalgame entre fragilité osseuse et quantité de calcium présent dans la portion osseuse examinée. Or, l’os humain n’est pas un vulgaire morceau de craie. Pour évaluer la solidité osseuse, il faudrait prendre en compte d’autres paramètres, comme la structure collagénique qui joue un rôle élastique, la microarchitecture de l’os ou la biotenségrité* fascia-musculo- squelettique de l’appareil locomoteur. Une présence trop élevée de calcium sur l’os ne fait que le rendre plus dur et donc plus fragile. Cette machine sert donc à fabriquer des « malades », alors qu’elle avait été conçue au départ comme un instrument épidémiologique de simples mesures en vue d’études des populations.

Que pensez-vous des bisphosphonates, ces traitements couramment donnés aux femmes ?

Dr. J.-P. P. : Les bisphosphonates sont des chélateurs calciques qui ont été d’abord étudiés pour éviter que le calcaire des lessives ne se redépose sur le linge. Non seulement ils sont bien incapables de lutter contre la tendance ostéoporotique du tissu osseux, mais au bout de cinq ans de « traitement », il existe des risques de fractures atypiques du fémur et de nécrose de l’os de la mâchoire. C’est même marqué sur la notice… en tout petit. Le comble, c’est que les femmes sont illusionnées par le pseudo traitement médicamenteux, en plus d’être paralysées par l’imminence des fractures. Au lieu de faire de l’exercice, ce qui est recommandé, elles se mettent à s’économiser et augmentent leur consommation de produits laitiers, ce qui est une grave erreur car cela acidifie ainsi leur milieu intérieur et augmente leur fragilité osseuse.

* Concept qui prend en compte les tissus alentours de l’os tels que les tendons, fascias et muscles qui maintiennent la structure de l’ensemble de l’appareil locomoteur par des phénomènes de tension et de compression.

Article extrait de Plantes et bien-être (juin 2017)