L’ortie, la plus commune des plantes de notre jardin, est utilisée en phytothérapie pour soulager un certain nombre de maux. Des études ont notamment montré que l’ortie piquante possède des capacités antioxydantes, antimicrobiennes, anti-ulcéreuses, astringentes et analgésiques. Son utilisation thérapeutique la plus populaire et la plus ancienne, est de traiter les douleurs musculaires et articulaires, l’eczéma, l’arthrite, la goutte, l’anémie. Aujourd’hui, elle est principalement utilisée pour traiter les problèmes urinaires, les allergies, les douleurs articulaires, et la chute de cheveux. Voici les bienfaits de l’ortie les plus significatifs :

1. Hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) et problèmes urinaires

Les symptômes de l’HBP sont causés par une hypertrophie de la prostate qui exerce une pression sur l’urètre. Les personnes souffrant d’hyperplasie bénigne de la prostate ressentent des difficultés à uriner, des mictions douloureuses, un écoulement urinaire. Les médecins ne savent pas encore très bien pourquoi l’ortie piquante soulage certains de ces symptômes, mais de nombreuses études cliniques laissent entendre qu’elle contient des produits chimiques qui affectent les hormones responsables de l’HBP. Elle semble affecter aussi directement les cellules de la prostate. Il a également été démontré que l’extrait de racine d’ortie piqueuse ralentit ou stoppe la propagation des cellules cancéreuses de la prostate. Elle est habituellement utilisée en combinaison avec le Saw Palmetto et d’autres herbes. L’ortie piquante est utilisée comme diurétique général efficace et peut également aider à l’écoulement de l’urine. Elle est également utilisée dans les remèdes naturelles pour les infections de la vessie.

2. Ostéoarthrite et douleur articulaire

Les personnes souffrant d’arthrite ressentent souvent des douleurs articulaires, généralement dans les mains, les genoux, les hanches et la colonne vertébrale. L’ortie est généralement utilisée avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour permettre aux patients de diminuer leur consommation de médicaments. Des études montrent également que l’application topique de feuilles d’ortie à l’emplacement de la douleur diminue la douleur articulaire et peut traiter l’arthrite. L’ortie peut également apporter un soulagement lorsqu’elle est prise oralement. Une autre étude publiée dans le Journal of Rheumatology démontre le pouvoir anti-inflammatoire de l’ortie piquante contre d’autres maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde.

3. Rhume des foins

La production d’histamine dans le corps crée les effets indésirables liés aux allergies. Les allergies causent une congestion inconfortable, des éternuements, des démangeaisons et plus encore. Les propriétés anti-inflammatoires de l’ortie piquante affectent un certain nombre de récepteurs clés et d’enzymes dans les réactions allergiques, prévenant les symptômes du rhume des foins s’ils sont pris au moment de leur apparition. Les feuilles de la plante contiennent de l’histamine, ce qui peut sembler contre-productif dans le traitement des allergies, mais il existe des antécédents d’utilisation d’histamines pour traiter les réactions allergiques graves. Une autre étude mondiale du National College of Naturopathic Medicine a révélé que l’utilisation d’orties piquantes pour le soulagement de l’allergie était plus efficace que le placebo, dans une étude randomisée à double insu et menée auprès de 98 personnes.

4. Saignement

Certains produits contenant de l’ortie piquante ont démontré, lorsqu’ils sont appliqués sur la peau, qu’ils pouvaient réduire les saignements pendant l’opération. Le produit, appelé bouchon sanguin Ankaferd, est composé d’alpinia, de réglisse, de thym, de vigne commune et d’ortie piquante, et a également montré des signes de réduction des saignements après une opération dentaire.

5. Eczéma

L’eczéma est une éruption sèche et irritante qui peut durer très longtemps. En raison des propriétés antihistaminiques et anti-inflammatoires de l’ortie piquante, elle peut être considérée comme un traitement naturel de l’eczéma (comme le note l’étude du Penn State University College of Medicine mentionnée ci-dessus). Les personnes souffrant d’eczéma peuvent utiliser une combinaison d’ortie prise par voie orale pour traiter l’eczéma, ainsi qu’une crème pour soulager les démangeaisons et les rougeurs de l’éruption cutanée.

D’autres recherches sont nécessaires, mais l’ortie piquante présenterait de nombreuses bénéfices pour la santé, parmi lesquels : Contrôle de la glycémie chez les patients atteints de diabète, réduction des saignements liés à la gingivite, traitement des troubles des reins et des voies urinaires, rétention d’eau, prévention et traitement de la diarrhée, diminution du flux menstruel, soulement de l’asthme, traitement des hémorroïdes, stimulation des contractions chez les femmes enceintes, traitement des piqûres d’insectes, de la tendinite, de l’anémie...

Effets secondaires

L’ortie piquante est à priori sans danger lorsqu’elle est prise par voie orale pendant 2 ans ou lorsqu’elle est appliquée sur la peau de façon appropriée. Cependant, elle peut causer maux d’estomac et transpiration. Toucher la plante d’ortie piquante peut provoquer une irritation cutanée.

Précautions spéciales et avertissements

L’ortie est contre indiquée pendant la grossesse. Elle pourrait stimuler les contractions utérines et provoquer une fausse couche. Il est également préférable d’éviter les orties si vous allaitez.

Diabète: Elle pourrait augmenter le risque d’hypoglycémie chez les personnes traitées pour le diabète. 

Basse tension artérielle: Si vous souffrez d’hypotension artérielle, discutez de l’ortie piquante avec un professionnel de santé au préalable.

Problèmes rénaux: Les parties haute de l’ortie piquante semblent augmenter le débit urinaire.

La prise d’ortie piquante pourrait diminuer la capacité du corps à se débarrasser du lithium.

En cas de doutes, discutez-en avec un professionnel de santé.

 

Plus connue pour son huile essentielle, la livèche est aussi un très bon condiment. Plante vivace des montagnes, ses fleurs jaunâtres parfument tous vos plats d'une odeur délicate proche de celle de son cousin, le céleri. Son petit plus : elle stimule les émonctoires.

Le nom latin de la livèche (Levisticumofficinale) indique que cette grande ombellifère de la même famille que le céleri a été répertoriée très tôt en tant que plante médicinale : levisticum dérive du latin levare, soulager. Elle fut probablement rapportée chez nous d’Iran, dont elle est originaire, par les moines bénédictins, vers l’an 800. Au Moyen-Âge, on lui reconnaît déjà des vertus stomachiques, calmantes et une action dans les soins de beauté. Cette réputation a malheureusement occulté les qualités de cette plante en tant que condiment. Très aromatiques, les feuilles de livèche parfument les soupes, les sauces, les courts-bouillons, les salades et les omelettes. En France, pays de la gastronomie, la livèche est ainsi quasiment tombée dans l’oubli, sauf en Alsace où l’on emploie les feuilles comme celles du cerfeuil et sa racine réduite en poudre comme du poivre.

En pleine terre ou en pot

Si vous n’en avez pas au jardin, n’espérez pas faire lever des graines de livèche cette année, elles ne germent que si elles sont de l’automne précédent. Il est donc préférable d’acheter un jeune plant qui suffira à une famille. La livèche se plaira dans un sol frais, riche en humus, profond et bien drainé. Mais on peut la planter partout, même dans un grand pot, si l’on ajoute à sa terre du terreau de tourbe et du compost et si on la place à mi-ombre. Si vous optez pour la culture en pot, il vous faudra en renouveler la terre chaque année. Un dernier détail : la belle est peu sensible au froid, mais a besoin de beaucoup d’eau. Dès la seconde année, vous pourrez diviser les touffes et ainsi augmenter votre récolte. Les feuilles et les fleurs se cueillent de mai à août et les fruits jusqu’en novembre, à consommer fraîches ou sèches. Quant à la racine, elle ne se récolte qu’à partir de la troisième année, en automne.

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La rhodiola est une plante adaptogène provenant principalement des régions froides. Utilisée par les vikings, elle est tombée dans l'oubli jusqu'à ce que les soviétiques la redécouvrent. En effet, désirant augmenter les performances des athlètes et des soldats, les soviétiques ont effectué plus de 180 études durant les années 70. Ces expériences ont été faites sur plusieurs plantes et c'est la rhodiola qui a obtenu les résultats les plus spectaculaires. Depuis, de nombreuses publications vantent les mérites de cette plante dont elle fait toujours l'objet d'études. On vous propose donc de découvrir 5 raisons pour lesquelles la rhodiola est un must!

1. Meilleure réponse au stress Une étude a montré que la rhodiola a un effet anti-stress sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, axe qui contrôle les glandes et différentes hormones (1).

2. Amélioration de l’humeur Une étude de 2016 souligne les possibles effets de la rhodiola sur l'humeur en se basant sur les résultats cliniques de plusieurs études dont une avec un échantillon de 146 personnes ayant un trouble dépressif majeur (2).

La camomille est considérée comme la reine des infusions, ce qui lui vaut souvent le doux surnom de « boisson de mamie ». Cette réputation moqueuse ne l’empêche pas de rester l'une des tisanes les plus bues au monde, mais il faut bien avouer que ses amateurs passent rarement pour des rois de la nuit ! Au sein de la famille des astéracées, la camomille est surtout connue pour ses propriétés calmantes et sédatives. Elle permet de dormir comme un bébé et elle est également anti-inflammatoire en usage interne comme en application externe. Son qualificatif de « matricaire20 » – du latin matrix – vient de son influence bienfaisante sur l'appareil reproducteur féminin. On parle de ses propriétés emménagogues et analgésiques : elle facilite la venue des menstruations et diminue les douleurs du syndrome prémenstruel. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de la pharmacopée de 26 pays où elle entre dans la composition d’une multitude de préparations populaires. En Allemagne, on utilise ses capitules floraux en médecine pédiatrique pour traiter l'érythème fessier et les croûtes de lait des nourrissons. Ils contiennent 0,5 à 1,5 % d’huile essentielle bleue, dont la coloration est due à la présence de chamazulène, un composé anti-inflammatoire et cicatrisant. Ses flavonoïdes ont des effets calmants et antispasmodiques, efficaces contre les gastrites et les débuts d’ulcères. Son huile essentielle est également anti-candida albicans et antimicrobienne, principalement contre les bactéries gram+21.

Cet article est extrait du magazine Plantes & Bien-être n°35