Quelle eau boire pour optimiser l’élimination des toxines ? En quelle quantité ? Et à quel moment ? L’eau est indispensable à notre organisme… Ce dernier en a déjà besoin pour se construire puisqu’il est composé à 70% de liquide.. Il en a aussi besoin pour fonctionner puisque c’est de l’eau que dépendent les échanges cellulaires, l’activité des enzymes, la production de sucs digestifs, l’hydratation de la peau et des muqueuses (dont les muqueuses du tube digestif), la lubrification des articulations et des yeux, le maintien du volume sanguin et de la lymphe, et aussi l’élimination de toxines… Avec l’article d’aujourd’hui, et après un rappel de la place de l’eau dans le corps, vous découvrirez quelle eau boire pour optimiser votre fonctionnement organique (dont l’élimination de toxines), en quelle quantité et à quel moment… C’est donc d’hydratation et d’élimination optimum dont il est question. Précision : lors de pratiques sportives intensives d’endurance (course à pieds), l’approche de l’hydratation est différente de celle évoquée dans cet article.

La place de l’eau dans le corps

Nous sommes constitués à 70 % d’eau, ce qui fait en gros 40 litres d’eau pour un individu de 60 kilos… Rappel : Le sang (entre 4 à 5 litres chez la femme, 5 à 6 litres chez l’homme) est composé de 80% d’eau, La lymphe (entre 6 et 10 litres) de 95%, Les tissus musculaires de 75%, Le tissu osseux de 25%, Le tissu adipeux d’un maximum de 25%, Le liquide céphalo-rachidien ou cérébro-spinal (environ 140 ml) de 99%. Cette eau sert aussi à la fabrication des sucs digestifs, dont ils en sont composés à plus de 97 %… Rappel : Sécrétion salivaire : 1 à 1,5 litres/jour Suc gastrique (= ensemble des secrétions de l’estomac) : 1,5 à 2 litres/jour… Suc pancréatique : 1,2 à 1,5 litres/jour… Bile (synthétisée par le foie) : 800 ml à 1000 litres/jour… Suc intestinal : 1 à 2 litres/jour… Toutes ces secrétions sont ainsi déversées chaque jour dans le tube digestif.

Nos organes d’élimination évacuent également une grande quantité d’eau quotidiennement, et avec elle, une grande partie de déchets : 1,5 litre d’urine est évacué par les reins chaque jour, 0,5 litre de sueur par la peau (au repos), 0,3 l par la respiration par les poumons (au repos), 0,2 l dans les selles par les intestins Si l’on additionne toutes ces éliminations, cela fait 2,5 litres évacués par 24 h (sans sport, ni sauna, ni grosse chaleur, ni pathologie spécifique…). Au niveau de l’hydratation, cela donne donc 2,5 litres d’eau à apporter à quotidiennement pour compenser les pertes (beaucoup plus si sport, sauna, grosse chaleur…), dont : 1 litre par la consommation de fruits et de légumes + 1,5 litre par l’eau de boisson (attention au thé et au café : la théine et la caféine ont un effet déshydratant).

Préférez l’eau plate et les tisanes

À noter : un manque d’hydratation est une cause fréquente de constipation… Le manque d’hydratation provoque déjà le dessèchement des selles, qui progressent alors plus lentement dans le colon car elles manquent de volume pour stimuler le mouvement de l’intestin… Ce manque d’hydratation perturbe aussi la flore intestinale, ce qui peut aussi être cause de constipation. Le manque d’hydratation influe également sur le volume de bile et un manque de bile est également une cause courante de constipation. Pour le litre apporté par les fruits et légumes, prendre des fruits et des légumes bien juteux, bien murs, bio si possible (Les fruits et légumes frais sont constitués en moyenne de 80 à 95% d’eau). Pour le litre et demi apporté par l’eau de boisson, nous allons voir maintenant quelle est l’eau la plus adaptée.

Quelle eau boire ?

3 solutions s’offrent à nous : soit l’eau du robinet soit l’eau minérale (= riche en minéraux) soit l’eau de source (= peu minéralisée). L’eau du robinet est potable, certes, mais elles contient des doses excessives de chlore (pour la débarrasser des germes). Elle contient aussi des nitrates, des pesticides, etc. Sans oublier que les canalisations anciennes ont tendance à libérer des particules de métaux lourds hautement toxiques, comme le plomb, le cadmium ou le mercure. Certains systèmes de filtration de l’eau du robinet -comme l’osmose inverse- permettent toutefois d’obtenir une eau de boisson de qualité. En dehors de ces systèmes de filtration, l’eau du robinet n’est pas idéale… Puisque l’eau du robinet (sans filtration) n’est pas idéale, on pourrait être tenté de se tourner vers une eau minérale, donc riche en minéraux, pour également profiter de ces derniers… Malheureusement, les minéraux contenus dans les eaux minérales en bouteilles ne sont plus aussi bio disponibles que ceux de l’eau tirée à la source, c’est-à-dire que le corps peut difficilement utiliser ces minéraux «embouteillés»… Précision : L’eau directement tirée à la source, récoltée dans un verre, et consommée immédiatement, comme il est proposé dans certaines cures thermales, est effectivement «chargée» de minéraux «ionisés», c’est-à-dire chargés électriquement, ce qui les rend facilement utilisables par les cellules du corps. Malheureusement, dès que l’eau est captée, mise en contact avec l’air, traitée et embouteillée, elle perd son pouvoir minéralisant. Ces minéraux deviennent alors inutilisables par le corps et sur-sollicitent les reins qui sont chargés de les éliminer…

Il nous reste donc l’eau de source, dont le faible taux de minéraux, par un mécanisme d’osmose**, permet de déloger les minéraux usés logés dans nos tissus et de les ramener vers le sang qui va alors les transporter vers les organes d’élimination…  Pour un bon nettoyage organique, l’eau de source est donc idéale. La minéralisation se faisant principalement par la consommation de fruits et de légumes (et autres aliments). Attention, toutefois, l’appellation «eau de source» que l’on retrouve sur certaines bouteilles ne reflète pas toujours une faible teneur de minéraux. Il vaut mieux se fier aux compositions ou bien se diriger vers des marques fiables… Du côté des compositions cela donne : Extrait sec (ou résidus sec) inférieur à 180°. Le pH de l’eau est également important, il doit être légèrement acide, c’est-à-dire ˂ à 7 Rappel : Une eau légèrement acide (pH ˂ à 7) est nécessaire pour remplir convenablement son rôle de catalyseur de presque toutes les réactions biochimiques. Elle est également indispensable à une bonne assimilation des vitamines, des sels minéraux (tel le calcium), des protéines alimentaires… Du point de vue des marques conseillées regroupant donc ces 2 critères (minéralité + pH adaptés) : Mont Roucous Mont calm Rosée de la reine Volvic Volcania (magasin discount) Eau de montagne de carrefour (le pH est toutefois de 7,3)

À quel moment boire?

Boire durant les repas dilue les enzymes digestifs: cela perturbe les digestions. Il est donc préférable d’arrêter de boire 30 mn avant les repas et ne reprendre que 2 heures après… Si vous avez des questions, des suggestions de sujets, etc., n’hésitez pas à en parler à votre naturopathe.

Source : http://objectifdetox.fr/quelle-eau-boire-pour-bien-eliminer/

**L’osmose est le déplacement de l’eau à travers une membrane perméable aux particules et qui se fait de la solution la moins concentrée en particules vers la solution la plus concentrée en particules.

Le saviez-vous

La vitamine C protège bien des maladies cardiaques

Un régime riche en vitamine C, faisant la part belle aux fruits et légumes, permet d’abaisser le risque de mor - talité cardiovasculaire de 70 % ! C’est la conclusion d’une étude espagnole qui a décortiqué les habitudes alimentaires de 13 421 personnes pendant onze ans. Les chercheurs se sont assurés que ce bénéfice est bien lié à la vitamine elle-même et non aux fibres dont les produits végétaux sont également riches. L’effet protecteur se manifeste pour des apports d’au moins 320 mg par jour.

Martín-Calvo N, Martínez-González MA. Vitamin C Intake is Inversely Associated with Cardio - vascular Mortality in a Cohort of Spanish Graduates: the SUN Project. Nutrients. 2017 Aug

La plante des pulsions sucrées

Le gymnema sylvestre est une plante grimpante des fôrets de l'Inde. Ses feuilles, lorsqu'on les mâche, inhibent le goût du sucré. La médecine ancestrale ayurvédique l'utilise pour tous les problèmes liés à l'excès de sucre. En effet, elle stimule la production d'insuline et ralentit l'absorption du sucre au niveau intestinal. Très puissante, elle doit être utilisée sous le contrôle d'un thérapeute, notamment en cas de diabète.

Une vitamine pourrait prévenir l’eczéma

Des chercheurs viennent de montrer qu’un bon niveau de vitamine B3 durant la grossesse, c’est 30 % de risque en moins pour le bébé de développer un eczéma dans sa première année de vie* ! D’une manière générale, une supplémentation avec un bon complément multivitamines est recommandé avant, pendant et après la conception (pendant l’allaitement) et ce même avec une bonne alimentation. En parler avec votre naturopathe.

* S. El-Heis, S. R. Crozier, S. M. Robinson, et al. Higher Maternal Serum Concentrations of Nicotinamide and Related Metabolites in Late Pregnancy Are Associated with a Lower Risk of Offspring Atopic Eczema